Les compéténces psychosociales, qu’est-ce que c’est ?

Les données de cet article sont issues de mes recherches personnelles. Il s’agit d’un écrit que j’ai produit afin de valider une formation sur les compétences psychosociales.

INTRODUCTION

De façon instinctive, on définit souvent la santé par l’absence de maladie physique et de plus en plus par l’absence de maladie psychologique. Il est plus rare d’y inclure le versant social. Pourtant, la santé ne se définit par « l’absence de » mais par un état de bien être physique, psychique et social, une recherche d’équilibre. Afin de parvenir à cet état de bien-être, on peut agir sur plusieurs facteurs, plusieurs déterminants.

La promotion de la santé agit sur les déterminants de santé (sociaux, environnementaux et économiques) afin de donner aux individus davantage de maîtrise de leur propre santé et davantage de moyens de l’améliorer. La santé est donc perçue comme une ressource de vie quotidienne et non comme le but de la vie. C’est une conception positive qui met l’accent sur les capacités physiques ainsi que les ressources sociales et personnelles.

Les compétences psychosociales (CPS) représentent un déterminant majeur de la santé physique globale et sociale. Elles sont considérées comme un facteur générique de la santé globale qui permettent d’impacter un grand nombre de déterminants et de problèmes de santé. Elles s’insèrent donc dans la promotion de la santé. En effet, acquérir et renforcer ces compétences tout au long de la vie a des effets positifs sur la santé.  Il a été démontré qu’elles permettaient par exemple la diminution de comportements conflictuels, une meilleure estime de soi ou encore une meilleure réussite scolaire.

LA CLASSIFICATION

C’est en 1990 que l’OMS propose pour la première fois une classification et une définition des compétences psychosociales. Il s’agit de « la capacité d’une personne à faire face efficacement aux exigences et aux défis de la vie quotidienne. C’est la capacité d’une personne à maintenir un état de bien-être psychique et à le démontrer par un comportement adapté et positif lors d’interactions avec les autres, sa culture et son environnement. [1] ». A cette époque, l’OMS avait mis en avant 10 compétences psychosociales, regroupées en 5 binômes.

En 2001, une nouvelle classification fut proposée et elle est toujours d’actualité. Cette fois, il y a 9 compétences psychosociales générales réparties dans 3 catégories. Chaque catégorie comporte un nombre spécifique de compétences générales.

[1] LES COMPÉTENCES PSYCHOSOCIALES : UN RÉFÉRENTIEL POUR UN DÉPLOIEMENT AUPRÈS DES ENFANTS ET DES JEUNES. Synthèse de l’état des connaissances scientifiques et théoriques réalisée en 2021. (s. d.). page 13

De plus, la définition des CPS a été complétée. Elles « constituent ainsi un ensemble cohérent et interrelié de capacités psychologiques (cognitives, émotionnelles et sociales), impliquant des connaissances, des processus intrapsychiques et des comportements spécifiques, qui permettent d’augmenter l’autonomisation et le pouvoir d’agir (empowerment), de maintenir un état de bien-être psychique, de favoriser un fonctionnement individuel optimal et de développer des interactions constructives. [1]»

Petit point important, il ne faut pas confondre les CPS, les traits de personnalité et les compétences cognitives génériques.

Mais pour que la population puisse développer ces compétences dès le plus jeune âge et/ou les renforcer, il faut mettre en place une éducation à la santé. Cette dernière se caractérise par « tout ensemble d’activités d’information et d’éducation qui incitent les gens à vouloir être en bonne santé, à savoir comment y parvenir, à faire ce qu’ils peuvent individuellement et collectivement pour conserver la santé, à recourir à une aide en cas de besoin ». Concernant l’éducation aux CPS, plusieurs facteurs d’efficacité ont été prouvés.

[1] [1] LES COMPÉTENCES PSYCHOSOCIALES : UN RÉFÉRENTIEL POUR UN DÉPLOIEMENT AUPRÈS DES ENFANTS ET DES JEUNES. Synthèse de l’état des connaissances scientifiques et théoriques réalisée en 2021. (s. d.). page 13

DEPLOIEMENT DES CPS

Afin de développer les CPS chez les plus jeunes comme chez les plus âgés qui souhaiteraient les renforcer, il est important de mettre en place des actions simultanées qui passent par :

  • Des ateliers formels
  • Des pratiques informelles
  • La prise en compte de l’environnement

Des ateliers formels

Ces ateliers se basent sur des programmes existants ainsi que des modèles théoriques et adaptés. Afin que ces ateliers aient un impact, ils doivent s’inscrire dans la durée. Il est conseillé qu’un atelier dure entre 1h (pour les enfants) et 2h (pour les adultes) et d’en réaliser une dizaine par an.

Les intervenants doivent être des modèles en incarnant pleinement les CPS sans chercher à les transmettre telles quelles dans un cours magistral. C’est pourquoi les intervenants doivent travailler sur leurs propres compétences avant d’intervenir lors d’ateliers. C’est avant tout ce qu’ils vont être et moins ce qu’ils vont proposer comme activités qui aura des répercussions.

Enfin, la mise en place d’un climat positif et bienveillant est essentielle.

Des pratiques informelles et la prise en compte de l’environnement

Concernant les méthodes utilisées lors des ateliers, il faut favoriser une pédagogie interactive et expérientielle. Cette dernière comprend des interactions, des observations, des expériences, des jeux de rôle, des mises en situation et passe aussi par l’imitation. Il s’agit donc moins de transmettre des savoirs mais plus d’expérimenter.

D’autre part, il est important d’articuler ces ateliers formels, structurés avec toutes les pratiques informelles et l’environnement. Il est important, surtout chez l’enfant, qu’il y ait une cohérence au niveau des différents environnements (scolaire, familiaux…) pour développer et renforcer leurs CPS.

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